Carnet de Voyage
Placă memorială Michael Jackson
Surprise dans un parc bucarestois : une stèle en marbre blanc dédiée à Michael Jackson, inaugurée en 2009 par la radio ProFM et MTV Romania peu après sa mort. Le roi de la pop en silhouette — un moonwalk figé dans le marbre —, avec ses dates de naissance et de mort gravées à la romaine. Des fleurs fraîches et quelques objets laissés par des fans témoignent que le lieu est encore régulièrement visité. Une curiosité locale qui dit beaucoup de l'attachement des Roumains à la culture pop occidentale des années 1990.
Arcul de Triumf
L'Arc de Triomphe de Bucarest, érigé en 1936 sur les plans de l'architecte Petre Antonescu, célèbre la réunification de la Roumanie après la Première Guerre mondiale. Haut de 27 mètres, il est couvert de bas-reliefs illustrant des scènes de batailles et de gloire nationale. Ce jour-là, un immense drapeau roumain tombe librement à travers l'arche dans l'air chaud d'août — une image saisissante, entre solennité patriotique et grandeur architecturale.
Muzeul Național al Satului · Restaurant Muzeul Satului
Fondé en 1936 par le sociologue Dimitrie Gusti, ce musée en plein air rassemble plus de 300 maisons, fermes, moulins, églises et ateliers artisanaux prélevés dans toutes les régions de Roumanie et reconstitués sur les rives du lac Herăstrău. On y flâne entre des huttes couvertes de chaume sculptées de motifs anciens, des puits de pierre, des intérieurs préservés avec leurs métiers à tisser, leurs vêtements traditionnels et leurs ustensiles. Un puits de village avec son seau en bois, une grange aux portes ornées, un métier à tisser encore tendu de fils — chaque bâtiment est une capsule temporelle. La chaleur et le silence qui règnent entre les arbres renforcent l'impression de traverser un village roumain figé dans le temps.
Église en bois du musée · Maison colorée à tourelles
Parmi les pièces maîtresses du musée : une église en bois couverte de bardeaux, typique de la région de Maramureș, avec son clocher élancé et ses croix orthodoxes se découpant sur le ciel bleu. À quelques pas, une maison à veranda verte et jaune, avec ses tourelles coiffées de toits rouge-brique, témoigne de la richesse décorative de l'architecture paysanne roumaine. Le contraste entre ces deux bâtiments — austérité monacale contre fantaisie ornementale — résume à lui seul la diversité des traditions architecturales du pays.
Terasa Baraka
Après plusieurs heures de marche dans le musée, la Terasa Baraka — terrasse en bois sous les arbres — offre une pause bienvenue. Un pichet de limonade maison à la couleur orangée dorée, plein à ras bord avec ses glaçons, posé sur une table en bois : l'image même de l'été à Bucarest. Simple, efficace, et absolument nécessaire sous la chaleur d'août.
Hanu lui Manuc — salle voûtée
Hanu lui Manuc — cour extérieure
Fondée en 1808 par le marchand arménien Manuc Bei, Hanu lui Manuc est la plus ancienne auberge de Bucarest encore en activité. Ses caves voûtées en briques rouges, ornées de lierre et éclairées à la bougie, constituent un cadre unique pour dîner. Les arches en fer forgé séparent les espaces en enfilades intimes, tandis que la cour pavée à ciel ouvert, entourée de galeries à l'ancienne, rappelle les caravansérails ottomans qui rythmaient jadis les routes commerciales des Balkans. Un lieu incontournable pour clore une journée bucarestoise.